Définition du SOPK

Il n’est pas toujours simple de trouver une définition claire du SOPK. Je vais ici t’expliquer ce qu’est ce syndrome, quelle est son histoire, quels sont ses symptômes principaux et comment il est actuellement défini par la médecine.

Histoire du SOPK

Le SOPK a été décrit pour la première fois en 1935 par les chercheurs Stein et Lenventhal. À l’époque, les formations sur les ovaires ont été assimilées à des kystes ovariens alors qu’ils n’en sont pas en réalité. Il s’agit en effet de follicules qui ne sont pas arrivés à maturité et qui restent dans les ovaires. Le syndrome a été nommé « Syndrome des Ovaires Polykystiques » à ce moment-là, alors qu’il n’est absolument pas question de kystes.

Malgré le fait qu’il ait été découvert il y a plusieurs dizaines d’années, ses mécanismes d’action ne sont pas encore totalement connus. Des études sont actuellement menées afin de déterminer les causes du syndrome et son fonctionnement dans le but de permettre une meilleure prise en charge médicale des personnes touchées.

Définition du SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques, autrement appelé SOPK, est un trouble endocrinien. Il cause donc une perturbation de l’équilibre hormonal du corps.

Le SOPK toucherait environ 10% des personnes menstruées (Source). Ce pourcentage est à prendre avec précaution, car il diffère selon les études, la population étudiée et les critères de diagnostic retenus. Ainsi, selon une étude de 2014 (Source), il toucherait plutôt entre 15% et 20% des personnes en âge de procréer.

L’origine de ce syndrome n’est pas clairement établie et pourrait être génétique, épigénétique et/ou environnementale. Il constitue la première cause d’infertilité chez les personnes en âge de procréer.

Un syndrome est un ensemble de symptômes. Le SOPK est de ce fait caractérisé par la présence systématique de plusieurs symptômes. Cependant, nous verrons qu’il n’est pas nécessaire d’avoir tous les symptômes pouvant être rattaché au syndrome pour être diagnostiqué du syndrome des ovaires polykystiques.

Cette maladie provoque donc un bouleversement hormonal qui peut avoir plusieurs origines et qui se traduit par différents symptômes.

Autres appellations du SOPK

Malgré une définition claire du SOPK, le syndrome est parfois nommé autrement. Pour autant, ces autres appellations désignent bien ce même syndrome. Ainsi, on peut le retrouver dénommé :

  • Dystrophie ovarienne
    Je n’ai pas beaucoup rencontré ce terme. Le mot dystrophie désigne « un trouble résultant de la nutrition déficiente d’un tissu ou d’un organe » (Définition du dictionnaire Larousse). Étant donné que la nutrition déficiente des ovaires n’est pas actuellement désignée comme cause principale du syndrome, je suppose que c’est pour cela que ce terme est peu employé.
  • Syndrome des ovaires micropolykystiques (SOMPK)
    Cette dénomination est plus courante et désigne de même le SOPK. Le terme micropolykystique serait employé pour désigner le syndrome d’une personne dont l’échographie révèle un ou deux ovaires multifolliculaires, mais dont les multiples follicules sont de « petite » taille.
  • Syndrome de Stein-Leventhal
    Cette appellation désigne aussi le SOPK, en référence aux chercheurs l’ayant décrit pour la première fois en 1935.

D’autres expressions sont parfois rencontrées pour désigner le syndrome :

  • Polykystose ovarienne
  • OMPK : Ovaires micropolykystiques
  • OPK : ovaires polykystiques

Cependant, l’emploi de ces termes me semble, à titre personnel, à éviter pour désigner le syndrome. En effet, ils désignent un des nombreux symptômes possibles du syndrome, à savoir la présence d’un ou deux ovaires à l’aspect multifolliculaire.

Le fait de ne plus inclure le mot « syndrome » dans l’expression peut laisser penser que le symptôme principal est l’observation à l’échographie d’un ou deux ovaires multifolliculaires. Or, comme nous le verrons par la suite, le diagnostic actuel du SOPK n’inclut pas obligatoirement la présence d’ovaires multifolliculaires.

Symptômes du SOPK

Le SOPK est souvent caractérisé par des symptômes tels que :

  • Un ou deux ovaires à l’aspect multifolliculaire, visible à l’échographie
  • Une perturbation des cycles : cycles longs ou irréguliers, ovulation plus rare ou absente
  • Pilosité excessive
  • Acné
  • Perte de cheveux
  • Maux de tête
  • Fatigue chronique
  • Difficulté à perdre du poids

Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres multiples symptômes peuvent y être associés. Tu trouveras bientôt dans mon article Les symptômes associés au SOPK, le détail de l’ensemble des symptômes qui peuvent y être rattachés. Si tu penses être atteinte du SOPK, je t’invite à consulter mon article « Je pense avoir le SOPK, que faire ? ».

Néanmoins, il n’est pas nécessaire d’avoir tous ces symptômes pour être diagnostiquée comme ayant le syndrome. Je t’expliquerai dans mon article Le diagnostic du SOPK, quels sont les critères retenus par la médecine pour poser le diagnostic.

Malgré le fait qu’il existe des similitudes entre les personnes touchées, deux personnes atteintes du syndrome n’auront pas forcément les mêmes symptômes. Même deux personnes ayant les mêmes symptômes de ne les ressentiront pas forcément de même intensité.

6 points à retenir

  • Le SOPK est un syndrome (un ensemble de symptômes) provoquant un déséquilibre hormonal.
  • Il toucherait plus de 10% des personnes menstruées.
  • C’est la première cause d’infertilité chez les personnes en âge de procréer.
  • De nombreuses dénominations désignent ce syndrome.
  • Des recherches sont actuellement menées afin d’améliorer sa prise en charge.
  • Beaucoup de symptômes plus ou moins difficiles à vivre peuvent être liés au SOPK.

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Cassandre

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